Publié par : Maylis et Nicolas | 3 février 2011

Aventures sur la Ruta 40

La Ruta 40 en Argentine c’est un peu comme la Route 66 aux Etats-Unis, elle fait des milliers de km et passe par des endroits improbables. Elle est pour nous le moyen de poursuivre notre descente vers le sud du continent, et de rejoindre El Calafate.

On part à 7h30 du matin pour 12h de bus à travers le désert, en croisant en moyenne 2 ou 3 voitures par heure. A bord du bus il n’y a que des touristes, les locaux ont leurs voitures ou prennent l’avion pour lequel ils bénéficient de la part de Lan Airlines de tarifs suventionnés très avantageux.

La route est en graviers, et à 100km/h ca secoue et les graviers fracassent en permanence la carrosserie.

Autour de nous le désert…et quelques Guanacos (sorte de lama croisé avec une biche).

Régulièrement on fait une halte dans l’un des relais routiers, dont certains très anciens, parsemés sur cette Ruta 44. A l’un d’entre eux, La Leona, on apprendra que Butch Cassidy, le Kid et sa femme, en fuite vers le Chili, y ont fait un stop après l’attaque de la Bank of London and Tarapaca à Rio Galegos. On se croirait sans peine en plein Lucky Luke !

Curieusement, sur ces routes caillouteuses où ne passent que les bus et les 4×4, ces relais sont le plus souvent très mignons et proposent de très bons snacks.

Le restaurant/hotel La Leona :

A force que les cailloux heurtent la carrosserie et le bas de caisse ce qui devait arriver arriva : la panne. Le soleil se couche à l’horizon, notre chauffeur venait de nous annoncer que nous aurions 2 bonnes heures de retard et maintenant nous voilà en panne… On vient de passer une nuit sur un bateau qui n’a pas pu accoster et on se voit déja devoir passer une nuit dans un bus en plein désert…

Pendant 3 bons quarts d’heure l’un des chauffeurs trifouille sous le bus, va chercher des outils, discute avec son collègue, repart sous le bus, etc… Et finalement on peut repartir, ouf ! On ne saura jamais ce qu’il s’est passé mais l’important c’est de dormir dans un bon lit ce soir.

Finalement nous arriverons à destination vers minuit et demi et on se précipitera vers le premier hostel qui se présentera à nous. A cette heure et sans réservation on ne va pas faire la fine bouche. Au final on se retrouvera dans l’un des hostels les plus miteux que nous ayons fait en 5 mois. Le temps d’inverser discrétement mon oreiller et sa grosse tache (entre morve et nutella pour la texture et la couleur) avec celui d’un lit vide à coté du mien et hop au dodo. Quand un touriste nous a réveillé à 2h30 du matin avec bruit et fracat et s’en est allé occuper ce fameux lit j’ai pensé à cet oreiller et ca m’a aidé à me rendormir avec le sourire…

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Responses

  1. Merci pour cette description : dès le matin, mmmmh ça me met l’eau à la bouche !!!!!

    Bizz

  2. yo j’avoue que la description de la tache fait tache dans ce récit aventurier dans sa phase de démarrage. mais bon après tout c’est du vécu et ça fait partie des souvenirs à partager…. bonne route à vous deux bizs BU

  3. excellent l’histoire de l’oreiller de l’hôtel me fait encore rire … quelle crapule quand même !


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